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Pourquoi j’ai choisi iVPN

logo-ivpn-redDans un précédent article, je vous indiquais quelques pistes pour vous aider à choisir votre service VPN. J’ai moi-même suivi ce questionnaire pour m’aider à choisir le service que j’utilise désormais depuis quelques semaines : iVPN. Je vous propose ici un petit retour d’expérience sur le sujet.

L’entreprise

iVPN est une société fondée en 2009 à Malte. Suite au changement de réglementation sur la TVA en Europe (2014), c’est désormais depuis Gibraltar qu’elle exerce son activité. Bien qu’étant un territoire britannique d’outre-mer (et grâce à sa position géographique, vraisemblablement une base d’écoute des liaisons Afrique / Europe pour la NSA et le GCHQ), ce territoire jouit d’une réglementation légale et fiscale « adaptée » (comprenez « pas tout à fait comme en Europe », dont elle adopte pourtant certaines réglementations). Ce positionnement est donc relativement favorable, pour le moment, notamment en ce qui concerne des dispositions de type Patriot-Act. Néanmoins, il conviendra de surveiller dans le temps la position de Londres sur ce statut particulier.
Membre de l’EFF, la mission d’iVPN — outre de gagner de l’argent, comme toute entreprise — semble être de fournir à ses clients des outils pour les aider à conserver un semblant de vie privée lorsqu’ils sont en ligne.
Cette entreprise ne possède pas ses propres serveurs, comme une grande majorité d’opérateurs de VPN : elle passe par des prestataires qui opèrent leurs propres infrastructures (SoftLayer Technologies fait partie de ses prestataires). Les serveurs sont entièrement chiffrés.
Il n’y a pas de procédure particulière en cas d’injonction à produire des données concernant un utilisateur du service (subpoena duces tecum) et pour cause : iVPN ne journalise pas les connexions et activités de ses utilisateurs, elle n’a donc rien à montrer en cas d’injonction. À noter, pour ceux que cela intéresse, le service publie un Warrant Canary, consultable à cette adresse, mais, de mon modeste point de vue, cela reste plus un « argument marketing » qu’une réelle garantie.

Données

iVPN fait partie des services qui sont totalement No-Log. Cette société ne stocke donc aucune donnée de connexion ou d’activité de ses clients. Cela concerne l’utilisation du service VPN proprement dit. Concernant les données liées au support, à l’envoi de mail et au système de ticketing (gestion d’incidents) elle utilise ses propres systèmes (pas de prestataire tiers) et stocke — a minima — les données nécessaires au traitement. Notez que ces systèmes ainsi que le système de gestion des comptes (notamment le paiement) ne sont pas liés entre eux par des données d’identification.
iVPN offre le paiement via Paypal, par bitcoin et même en liquide (prévoir un certain temps avant l’activation du compte).

Utilisation

Le service iVPN est accessible par 3 connexions simultanées avec L2TP/IPsec, PPTP ou OpenVPN (n’hésitez pas à comparer les protocoles et méthodes de connexion). L’utilisation via un routeur flash (DD-WRT, Tomato ou Merlin) est tout à fait autorisée et prévue par le service (il y a même un partenariat avec FlashRouters si vous ne souhaitez pas flasher vous-même votre routeur).
iVPN offre 17 points de sortie dans 10 pays différents, ce qui est assez pour mon usage, mais un peu faible relativement à certains concurrents. Notez que pour un usage P2P (autorisé et non limité), il vous est expressément demandé d’éviter les points de sortie situés aux USA.

Sécurité

Côté chiffrage c’est relativement classique avec du RSA-4096 / AES-256 (OpenVPN). Le service utilise ses propres serveurs DNS et ceux-ci sont non récursifs (ce qui permet de se prémunir de possibles fuites DNS). Un kill-switch est disponible, mais uniquement avec le client iVPN (Windows et MacOS seulement), mais je n’ai pas testé ce logiciel. En plus du service « simple », iVPN propose six liens Multihop avec des points de sortie aux USA, Royaume-Uni et Pays-Bas.

Performances

iVPN n’impose aucun filtrage de service ou limitation de bande passante. La seule limite est donc fixée par la qualité des points de sortie. J’ai réalisé des tests pour tenter d’évaluer la qualité de ces points de sortie. J’ai utilisé pour cela une connexion internet située en France et suffisamment rapide pour être au-dessus des capacités des points de sortie. Cela permet d’avoir une « majoration » du débit que l’on peut espérer lors d’un usage résidentiel (ADSL ou FTTx) :

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Broadband Speed Test - Single Hop - FR Broadband Speed Test - Single Hop - HK Broadband Speed Test - Single Hop - IS Broadband Speed Test - Single Hop - UK Broadband Speed Test - Single Hop - US
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[c5ab_tab icon= »fa fa-forward » post= » » title= »Multi-Hop – UK vers USA et USA vers UK » ]

Broadband Speed Test - Double Hop - UK to US Broadband Speed Test - Double Hop - US to UK

[/c5ab_tab]
[/c5ab_tabs]

Pourquoi choisir iVPN ?

Lors de mon étude préliminaire, iVPN arrivait en deuxième position après le service proposé par la société NordVPN. Ce sont finalement les tests de bande passante et de disponibilité qui m’ont fait choisir iVPN plutôt que NordVPN, la différence étant très importante notamment sur les points de sortie européens. Si pour vous, utiliser des points de sorties performants en Europe n’est pas un facteur clé de votre décision, je vous conseille donc d’évaluer aussi NordVPN.

Je n’ai rencontré aucune difficulté à utiliser iVPN. Le service est simple à mettre en place sur un routeur Asus (cette installation fera l’objet d’un futur article). L’ensemble de mes appareils fonctionnent correctement et sans différence notable avec ce que j’avais avant, aussi bien à mon domicile (derrière le routeur) qu’en situation de mobilité (avec mon MacBook Pro notamment). Les tests que j’avait initialement fait correspondent bien à ce que je constate en usage normal. Si vous cherchez un bon service de VPN respectueux de votre vie privée et stable, je vous conseille vraiment ce service.

 

Disclaimer : avant de clore cet article, je tenais à vous rappeler que j’utilise ce service VPN à des fins personnelles avec un usage plus orienté sur le respect de ma vie privée (et de celle de ma famille) que sur les performances. Le contenu de cet article est valable pour cet usage et à la date d’aujourd’hui : je ne suis pas marié à vie avec iVPN et pourrais en changer si certains critères importants n’étaient plus respectés.

 

Illustrations : logo et homepage, (c) iVPN

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Comment choisir son service VPN ?

Il y a encore quelque temps j’utilisais simplement les infrastructures de Medialisme pour « anonymiser » et chiffrer le contenu de mon activité internet (et celle de ma petite famille). Le système assez technique à mettre en place, et dont je vous épargnerais les détails, était simple d’utilisation et relativement robuste et sécurisé. Mais depuis la fermeture de Voile-RC (et donc de Medialisme) en mai et les gentilles lois que nous ont votées nos élus, je me sentais un peu tout nu dès que j’allumais un ordinateur et cela n’était pas vraiment bon pour les bonnes résolutions que je comptais prendre dans ma nouvelle vie numérique. Comme il m’était impossible de reproduire, juste pour mon usage, le système que j’avais mis en place pour Medialisme — notamment pour des raisons de couts — j’ai décidé de me mettre en chasse d’un bon service VPN… Et je dois avouer que ça n’a pas été simple : une offre un peu obscure, pas facilement comparable et parfois relativement technique, beaucoup de beaux arguments marketing mis en avant pour cacher des choses plus ou moins avouables… J’ai donc passé quelques semaines à défricher le sujet et je me propose de le partager avec vous.

Je ne vais pas vous expliquer ici en quoi utiliser un VPN pour chiffrer vos communications est important — cela fera sans doute l’objet d’un article futur. Si vous lisez cet article, c’est que vous savez déjà pourquoi votre privée est importante pour vous, vos proches et moins proches et que vous cherchez à vous y retrouver dans la multitude des offres VPN pour choisir un prestataire en toute connaissance de cause…

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Avant d’aller plus loin, passons quelques lignes à rappeler ce qu’est un VPN et en quoi son utilisation permet de mieux protéger notre vie privée.

Lorsque nous surfons sur le web, relevons nos emails, accédons à des services en ligne via des applications, mobiles ou non, notre ordinateur ou smartphone échange des informations avec un ou des serveurs distants. Si ces informations ne sont pas chiffrées, elles sont accessibles « en clair » à n’importe qui ou n’importe quoi se trouvant sur le trajet (par exemple les fameuses boites noires — introduites par la loi 2015-912 du 24 juillet — déposées chez notre fournisseur d’accès à internet). Et ces données ainsi directement accessibles peuvent nous être associées puisque notre ordinateur a — à l’insu de son plein gré — indiqué qui il était en fournissant son adresse IP.

Vous l’avez compris le défaut de confidentialité de ce que nous faisons sur internet est majoritairement lié à deux éléments : l’absence de chiffrage des données (avec qui nous communiquons, le contenu de nos emails, quels sites web nous visitons, etc.) et la fourniture par notre ordinateur de son « identification » sur le réseau (son adresse IP).

Un serveur VPN est un serveur distant auquel notre ordinateur ou mobile va se connecter de façon chiffrée et qui va recevoir et rediriger tout le trafic internet en provenance et à destination de notre ordinateur. Ce flux étant chiffré, il ne sera pas exploitable directement (y compris par notre fournisseur d’accès à internet) et qui plus est les services auxquels nous accèderons ne verront pas notre adresse IP mais celle du serveur VPN auquel nous sommes connectés.

L’utilisation d’un serveur VPN permet ainsi de résoudre tout ou partie des problèmes évoqués plus haut. Qui plus est, son utilisation permet de passer outre les limitations géographiques que nous imposent certains services (par exemple de streaming vidéo) : la localisation se fait maintenant à partir de l’adresse IP du serveur VPN, et il suffit donc d’utiliser un serveur VPN situé, par exemple, en Norvège pour faire croire au service accédé que notre ordinateur se situe physiquement en Norvège. Elle apporte aussi quelques autres avantages de moindre importance.

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Ceci étant posé, comment choisir ce service VPN ? Sur quels critères se baser pour comparer les offres ? Voici les axes de comparaison — et de sélection — que j’ai utilisés. Ils ne sont peut-être pas les seuls que vous voudrez utiliser, mais cela vous donnera toujours une liste de départ :

L’entreprise

En souscrivant un contrat de service VPN vous allez, de fait, accorder une certaine confiance à l’entreprise qui va vous fournir ce service. Même si cette confiance doit rester toute relative, il est important d’essayer de comprendre quelle est cette entreprise. Les points les plus importants à investiguer sont :

Où est-elle établie ? Cela vous permettra de savoir de quelle juridiction dépend cette entreprise… et par voie de conséquence quelles lois nationales l’impactent. Cela a une influence sur le risque que vous faites courir — ou non — aux données qu’elle stocke sur vous (notamment les données de connexion et de paiements) et à quelles demandes judiciaires elle peut répondre. Par exemple, une société basée au Panama ou en Islande n’aura pas à répondre à des demandes de type DMCA ou certaines formes de requêtes judiciaires alors qu’une société établie aux USA y donnera, quant à elle, une suite systématiquement favorable.

Depuis combien de temps existe-t-elle ? Plus une société existe depuis longtemps plus il y a des chances que son modèle économique tienne la route et que le service soit à la hauteur des tarifs qu’elle propose. Cela peut aussi avoir une influence sur sa « solidité » technique (notamment la diversité et le nombre de points de sortie) et qui plus est, vous aurez plus de chance de trouver sur le web des avis argumentés sur sa qualité.

Quelle est la mission de cette entreprise ? Comment se présente-t-elle ? Cela a-t-il l’air sincère ? N’oubliez pas que ce que vous trouverez sur son site institutionnel correspond à la façon dont elle veut être perçue. Vérifiez donc impérativement auprès de vos connaissances et sur le web ce qu’en disent les utilisateurs et s’il n’existe pas des « révélations » sur son activité. Et recoupez toujours ces informations pour ne pas vous laisser désinformer par des concurrents. Par exemple, ce que vous trouverez concernant le service VyprVPN devrait suffire à vous alerter…

Autres questions potentielles : qui gère et à qui appartiennent les datacenters et les serveurs exploités par le service ; quelles sont les procédures de réponse (et d’alerte de l’utilisateur) dans le cas de la réception d’une requête judiciaire ; etc. ?

Vos données

Aussi incroyable que cela puisse paraitre au regard des raisons d’être d’une entreprise offrant un service VPN, cette société a toujours plus ou moins besoin de stocker des informations vous concernant. Voire de les partager avec d’autres entreprises. Posez-vous donc les questions suivantes :

Vos données de connexion et d’activité sont-elles stockées ? Certaines de ces sociétés ont une tactique No-Log : elles n’enregistrent rien concernant votre activité et vos connexions à leurs services. D’autres, non ! Pour ma part, j’ai décidé d’éliminer systématiquement celles qui ne sont pas No-Log.

Peut-on payer anonymement ? Certains services sont payables en bitcoins ou carte prépayées que l’on peut acheter en grande surface avec des espèces. Si c’est le cas, c’est plutôt un bon signe… et une bonne option à utiliser.

Quelles autres données peuvent être stockées, et peuvent-elles être partagées avec des tiers ? Se poser cette question peut paraitre saugrenu tant elle parait antinomique avec la finalité d’un service VPN. Néanmoins, il s’agit d’un impondérable pour les sociétés offrant du support, des newsletters,… Vérifiez surtout la façon dont les données peuvent être associées entre elles (certaines sociétés proposent un service de support qui n’est lié d’aucune façon au compte utilisateur, par exemple) et avec quels prestataires tiers cela peut être partagé.

Autres questions potentielles : quels outils sont utilisés pour la supervision ; quels DNS sont utilisés (internes ou externes) ; etc. ?

Utilisation

Cette fois-ci, il s’agit de vérifier l’adéquation du service qui est proposé avec vos usages :

Combien de connexions ou périphériques simultanés sont-ils autorisés ? Si vous souhaitez protéger votre ordinateur, votre smartphone, votre tablette, etc. vérifiez que vous pourrez le faire avec un seul abonnement. La plupart des services VPN fonctionnent pour plus d’une connexion ou d’un périphérique, mais rarement plus de cinq.

Le service propose-t-il des logiciels adaptés à vos configurations ? Si vous êtes sous MacOS, notamment, pensez vraiment à valider la chose. Ou alors, choisissez d’utiliser un client OpenVPN disponible sur un maximum de plateformes. Il existe aussi un bon nombre d’outils tiers de connexion OpenVPN sur Windows, Mac, Androïd et iOS

Quels protocoles/méthodes de connexion sont autorisés ? À vérifier en fonction de vos périphériques et de ce qui est plus ou moins sécurisé. Dans tous les cas, oubliez le PPTP qui est une vraie passoire.

L’utilisation via routeur est-elle possible ? Si vous choisissez de protéger votre réseau local complet (quel que soit le périphérique qui s’y connecte, par exemple une X-Box ou une Apple TV), il faut vous assurer que votre routeur le permet… et que le service VPN aussi ! Pour ma part, c’était un prérequis car je souhaitais accéder à internet via un routeur sous Tomato. Pour vous ce n’est peut-être pas le cas.

Combien de points de sortie et de serveurs sont disponibles ? Cela est souvent, mais pas toujours, un indicateur de la performance du service. Plus ces nombres sont grands, plus les chances d’avoir un service rapide sont réelles. Mais cet indicateur ne peut pas, à lui seul, remplacer un bon benchmark !

Autres questions potentielles : quels pays sont couverts ; le service respecte-t-il la neutralité du réseau ; quelles sont les limitations d’usage qualitatives et quantitatives ; etc. ?

Sécurité

Chaque service VPN a ses propres particularités en matière de sécurités. Assurez-vous d’avoir accès aux fonctionnalités dont vous avez besoin :

Quels niveaux de cryptage, quels types ? À quelques exceptions près, il est possible de « moduler » le type et le niveau de cryptage utilisés. Vérifier que ce qui est proposé par le service correspond bien au niveau dont vous avez besoin. Si cela est du chinois pour vous, rapprochez-vous de quelqu’un qui a la compétence, il doit bien y en avoir dans votre entourage.

Y a-t-il une protection contre les fuites DNS et quels sont les DNS utilisés ? L’utilisation (invisible à vos yeux) de services DNS peut laisser pas mal de traces de votre activité sous forme de métadonnées d’activité. Vérifiez que les DNS sont bien internes et que le service protège des fuites DNS ou alors utilisez un système complémentaire de chiffrage DNS, tel que DNSCrypt en vérifiant du coup la compatibilité du service VPN avec de tels systèmes.

Le service propose-t-il un kill-switch ? Un kill-switch permet de bloquer automatiquement vos connexions si le tunnel VPN est défaillant ou si le service VPN ne peut plus fonctionner correctement. Cela permet de ne pas exposer involontairement vos données en cas de défaillance du service

Autres questions potentielles : quels sont les niveaux de sécurités complémentaires proposés ; le service propose-t-il un double ou triple VPN ; existe-t-il des sorties TOR spécifiques ; etc. ?

Tarifs

Bien que les offres tarifaires des services VPN restent sensiblement homogènes (à fonctionnalités équivalentes), n’hésitez pas à les comparer. Les prix s’étalent généralement de 6$ à 20$ par mois, mais il est possible d’obtenir des réductions significatives en payant à l’année. Pensez aussi à vérifier s’il n’existe pas des coupons ou des offres promotionnelles particulières.
Notez que j’ai éliminé toutes les offres gratuites car je ne les trouve pas sérieuses et parce que ce vieil adage me parait fort applicable au monde des VPN…

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Une fois toutes ces réponses en votre possession, à vous de pondérer les questions : préférez-vous un service ultrarapide, mais situé aux USA ou êtes-vous prêt à sacrifier un peu de vitesse pour souscrire un service dans un pays respectueux de la vie privée ? La mission de l’entreprise a-t-elle plus d’importance à vos yeux que les tarifs qu’elle pratique ? Etc.

Ce sont vos exigences propres qui vous permettront d’établir cette pondération. Vous verrez alors qu’il ressort très nettement du lot moins d’une dizaine de services…

Pour ma part, après cette phase, je n’ai gardé que les trois meilleures et je suis passé à la seconde phase :

Tester les services

On ne le dira jamais assez : toutes les informations que vous avez récoltées concernant la vitesse du service doivent être validées. En effet, même si cette vitesse dépend bien évidemment du service, elle dépend aussi de votre connexion, de votre environnement technique et de votre localisation géographique. Ne prenez donc rien comme argent comptant et vérifiez par vous même !
Certains services proposent une période d’essai, profitez-en. Pour ceux qui n’en proposent pas, prenez un mois d’abonnement.
Pour ma part, j’ai fait le choix de tester en même temps les trois services que j’avais identifiés. J’ai donc pris trois abonnements au même moment, je les ai configurés sur la même machine et je bascule de l’un à l’autre régulièrement pour mon usage réel et pour mesurer la bande passante. Cela permet d’avoir des conditions de test quasi équivalentes et donc… comparables !
Pour tester la bande passante, vous pouvez utiliser des outils classiques en ligne (du genre SpeedTest pour ne citer que celui-là), il n’y a pas de différence de type de mesure entre avec VPN et sans VPN

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J’espère que cet article vous aura apporté un peu d’aide dans votre quête du service VPN idéal (qui n’existe pas, c’est toujours une affaire de compromis). Dans tous les cas, n’oubliez jamais que l’utilisation d’un service VPN n’est pas suffisante en soi pour se prémunir totalement de l’ensemble des dangers que peuvent rencontrer vos données sur internet. Il s’agit d’une mesure de base permettant de complexifier fortement le travail de ceux qui cherchent à capter ces données, à les stocker et à les exploiter. Plusieurs autres mesures complémentaires peuvent être prises pour accroitre cette difficulté. Elles feront l’objet de futurs articles.

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Comment avez-vous pu ?

C’est finalement sans surprise, après un véritable simulacre de démocratie destiné à donner le change à une population anesthésiée, que vous avez voté cette loi honteuse et infamante. En faisant cela, vous avez choisi de mettre sous surveillance l’ensemble de la population Française. Pour de simplistes calculs politiques, et par une lâcheté sans nom, vous avez choisi de désigner chaque citoyen comme votre ennemi. Comme celui qu’il faut surveiller et contrôler jusque dans sa liberté de conscience politique, syndicale ou religieuse.

En faisant cela, vous venez de trahir la voix du peuple que votre devoir était de représenter. Vous venez de trahir ce qui fait notre République. Vous venez de trahir la mémoire et l’oeuvre de ceux qui, au fils de notre Histoire récente, se sont levés – et pour beaucoup, ont perdu la vie – pour que notre pays soit celui de la Liberté, de l’Égalité et de la Fraternité…

À compter de ce jour, et bien que mes faiblesses passées eurent pu me donner l’illusion du contraire, je ne vous reconnais plus aucun droit à parler en mon nom ou à représenter mon pays dans quelque instance que ce soit.

Je vous vomis autant que je vous exècre !

 
Illustration principale CC BY-SA 3.0 / Richard Ying et Tangui Morlier

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Pourquoi j’ai fermé Voile-RC

Cela fait maintenant un peu plus d’un mois que j’ai définitivement fermé Voile-RC et il est temps pour moi de revenir sur les raisons qui m’ont poussé à mettre fin à cette formidable aventure. Je sais que certains d’entre vous n’ont pas toujours compris les motivations de cette fermeture et je vais donc essayer d’être le plus exhaustif et précis possible…

Un peu d’histoire

Voile-RC est né en 2007 de mon « désespoir » face à l’absence de « média de partage » (désolé je ne trouve pas d’autre nom) concernant la pratique du modélisme voile. J’avais bien, à l’époque, identifié un certain nombre de forums ou de sites plus ou moins fonctionnels, mais aucun qui ne présentait les caractéristiques les plus importantes pour moi :

  • indépendance de ton et de contenu relativement aux annonceurs classiques et institutionnels ;
  • capacité à accepter la multitude des pratiques que recouvre la discipline ;
  • aptitude à ne pas tomber systématiquement dans l’élitisme ou la vulgarisation ;
  • proposant des outils de partage un peu évolués.

Bref, je n’avais pas trouvé une communauté dont le partage de la connaissance était le moteur et dont l’outillage était à la hauteur de ce qui se faisait sur le web à l’époque…

Dans ma tête germait donc l’idée d’un site « communautaire » ouvert, diffusant un contenu généré par ses membres sous une licence permettant le partage et la réutilisation (Creative Commons) et prônant des valeurs de tolérance — diversité de pratique, de compréhension et d’expression — et de bienveillance. Le site qui outillait cette communauté devait aussi être un moyen de « tirer par le haut » l’utilisation des technologies de l’information en apportant de nouvelles fonctionnalités et de nouveaux usages auxquels n’étaient pas habitués — et c’est un euphémisme — les pratiquants de cette branche tout à fait spécifique du modélisme.

Ainsi est né Voile-RC.

Dans sa première version, qui fut lancée au tout début du mois de mars 2007, Voile-RC se présentait sous la forme d’un forum, agrémenté de fonctionnalités sociales, doté d’outils de partage et de référencement de fichiers et de médias et d’une capacité de publication destinée à un contenu éditorial produit par les utilisateurs. Le succès fut au rendez-vous et la communauté grossit rapidement.
Très rapidement aussi vint le besoin d’un format alternatif d’expression pour certains des membres de Voile-RC. C’est ainsi que dès le début de l’année 2008 fut lancée une plateforme de blogging — subtilement nommée Voile-RC : les blogs ! — qui permettait à celui qui le souhaitait de se lancer dans l’aventure de créer et faire vivre un blog. Là aussi, le succès fut au rendez-vous, et cela me conforta, si besoin en était, qu’apporter de nouveaux outils d’information et de publication pouvait engendrer de nouveaux usages… Et des vocations !

Fin 2010, alors que la communauté grossissait encore et que la première version du site n’était plus assez souple pour permettre les évolutions qui s’imposaient, l’opportunité de profiter de la plateforme sociale de Ning (qui, à l’époque, faisait un travail de qualité) se présenta. Voile-RC réalisa, à ce moment-là, sa « mue sociale ». En fait Voile-RC et Voile-RC : les blogs ! étaient devenus un seul et unique réseau social disposant d’un outillage et de fonctionnalités dignes de ce nom !
Dans la foulée, suivit le lancement d’un site, adossé à Voile-RC, offrant la géolocalisation des plans d’eau permettant la pratique de la voile radio-commandée.

Et Voile-RC grossit encore.

Jusqu’à ce qu’un beau jour de l’automne 2012, Ning décide de modifier la tarification de son offre SaaS. Une vraie catastrophe. Le modèle économique de Voile-RC qui reposait principalement sur des revenus publicitaires n’avait aucune chance de tenir le coup face à une augmentation des couts qui dépassait les 1300 % (vous avez bien lu) pour certaines fonctionnalités. Il n’y avait pas d’alternative, il fallait imaginer autre chose !

C’est début 2013 que je pris la décision de m’investir encore plus dans l’aventure Voile-RC. Pour conserver mon indépendance face aux grands généralistes et à la presse et dans l’objectif de fournir des services que je voulais encore plus innovants (toujours cette volonté de « tirer vers le haut » les usages), je décidais de monter une structure juridique et technique, nommée Medialisme, pour supporter la métamorphose radicale de Voile-RC.
Cette métamorphose reposait sur les 3 décisions structurantes suivantes :

  1. Ne plus confier aucune donnée concernant les membres de Voile-RC à des services tiers et mettre le respect de la vie privée des utilisateurs au cœur de l’architecture.
  2. Ne plus dépendre d’aucun fournisseur ou éditeur capable de signer la mort des services Medialisme d’une simple modification de grille tarifaire.
  3. Ne plus dépendre financièrement des revenus publicitaires — mais ne pas négliger l’idée d’en faire un appoint.

Ces choix, vous l’avez compris m’obligeaient à utiliser des logiciels open source ou développés moi-même sur une infrastructure réseau et système totalement maitrisé et autogéré. Ils imposaient aussi de revoir mon « business model » : je fis le choix de comptes gratuits avec publicité, et de comptes payants sans publicité incorporants des services ou fonctionnalités complémentaires.

Cela fut loin d’être une promenade de santé. Mais après plus de six mois de travail acharné, Voile-RC 3.0 était là. Avec ses fonctionnalités sociales sur ses propres infrastructures, une régie publicitaire et une plateforme d’analytics autohébergées, ses services de streaming vidéo, de monitoring, de racourcisseur d’url (modl.io), d’hébergement de médias (modl.pics) ou de systèmes spécifiques (tels que mo.delsco.re)… Tout ça sur des infrastructures parfaitement maitrisées, seules gages du respect de la vie privée des membres Voile-RC.

18 mois plus tard, je prenais la décision de tout fermer…

De la difficulté d’adapter son modèle économique

Voile-RC puis, par la suite, Medialisme, ont toujours eu un cout. Ce cout peut être décomposé globalement en 4 postes principaux :

  • les infrastructures matérielles et réseaux ;
  • les licences logicielles ;
  • les abonnements à des services tiers ;
  • les « frais publicitaires ».

Au fils des ans et des versions successives de Voile-RC, l’équilibre entre ces couts a subi des variations importantes, néanmoins ces quatre postes ont toujours été présents et j’ai toujours cherché à atteindre l’équilibre (pour mémoire, cette activité n’a jamais été mon activité principale) en compensant ces couts par des revenus.
Initialement, la rentrée principale d’argent était constituée des revenus publicitaires (toutes les autres sources étant négligeables) : Voile-RC diffusait des annonces automatiques dans certains encarts du site prévus à cet effet (pas de pop-up ou pop-under, pas de publicité masquante, que de l’IAB universal). Lors des premiers temps, le taux d’affichage de ces encarts étaient de l’ordre de 100 %, ce qui veut dire que tout le monde voyait ces publicités (membres du site et simples visiteurs) et le taux de clics était cohérent avec les moyennes constatées (notamment via Google Adsense)… Puis sont apparus les bloqueurs de publicité et de quasi 100 % en 2008, le taux d’affichage est tombé à moins de 60 % en 2015. L’aspect le plus intéressant est qu’en fait ce taux chutait à même pas 45 % pour les inscrits ayant un compte gratuit. Ce qui veut dire que ceux qui profitaient le plus d’une plateforme de partage gratuite étaient aussi les premiers à lui faire prendre le risque de ne jamais atteindre l’équilibre.
La pente de la courbe n’ayant pas été une surprise (et la suite étant assez prévisible), j’ai tenté de diversifier ces revenus, notamment par la vente directe d’emplacements publicitaires. Le taux d’affichage sur ces emplacements étaient bien plus élevés du fait, notamment, des technologies employées pour l’affichage. Mais ce modèle était biaisé dès le départ : quel annonceur souhaiterait diffuser sa marque sur un site qui prône l’indépendance et ne censure pas ses membres quand ils disent du mal de certains produits ? Bien évidemment, ce système de vente directe d’emplacement a connu un essor très faible et j’ai profité du passage à la troisième version de Voile-RC — et de la naissance de Medialisme — pour réinventer son modèle économique : proposer des fonctionnalités complémentaires payantes. Trop tard ? Pas assez lisible ? Déconnecté des capacités financières des membres ? Je ne sais pas. Sans doute un peu de tout cela. Toujours est-il que, là non plus, le succès ne fut pas au rendez-vous.

Et il s’agit là d’un des facteurs principaux qui m’a incité à cesser l’activité de Medialisme : mon incapacité à contrer la chute des revenus publicitaires par un modèle économique adapté. Mon manque d’imagination pour faire de Medialisme une plateforme financièrement à l’équilibre sans renier les valeurs qui l’animait depuis le début, notamment celle de libre accès au savoir.

Du respect de la vie privée, contre vents et marrées

Pour ceux qui me connaissent un peu, vous le savez sans doute : je suis foncièrement et viscéralement attaché au respect de la vie privée et à la liberté d’expression. C’est d’ailleurs une des raisons qui m’avaient poussé à construire pour Medialisme une plateforme technique totalement maitrisée et autogérée.

Ce que j’avais commencé à entrevoir dès le début de l’aventure Medialisme (ce risque d’une intervention de l’état plus ou moins visible et légale dans les données hébergées sur le territoire français) est devenu une évidence au lendemain des tragiques évènements du 7, 8 et 9 janvier 2015. J’avais beau avoir décidé d’héberger les données de Medialisme chez un hébergeur respectueux de la vie privée de ses clients, je savais que rien ne pourrait être fait pour arrêter le rouleau compresseur de la bêtise crasse et de la trouille de nos élus. Je sais d’ailleurs que les jours prochains me donneront malheureusement raison avec le vote définitif et prévisible d’une loi inique, liberticide et vraisemblablement totalement inefficace.

Dès le début du mois de février, je me suis mis à chercher vers où « déplacer » les données de Medialisme. Trouver un pays qui offrait de vraies garanties en terme de respect de la vie privée fut à la fois simple et complexe. Il n’y en avait qu’un : l’Islande. Ah l’Islande, son obsession pour les libertés civiles, son salutaire International Modern Media Institute et… ses tarifs prohibitifs ! Encore un coup porté à la chance de faire de Medialisme une structure financièrement pérenne : les hébergeurs islandais sont en effet bien plus chers qu’en France — est-ce le cout du respect de notre vie privée et de notre liberté de conscience et d’expression ? Toujours est-il que c’en était trop ! Les frères Kouachi venaient d’apporter la dernière goutte à un vase qui était déjà bien plein…


Je vous avoue que j’ai mis quelque temps à encaisser le choc. Voire, à simplement énoncer la phrase : « il faut que je ferme Voile-RC ». C’est pourtant ce que j’ai réussi à faire en ce beau mois de mai 2015. J’étais fourbu, déçu, mais aussi soulagé d’un poids qui devenait trop lourd à porter pour moi seul.

Bien sûr, le tableau que je dresse ici est assez négatif. Mais je voulais que vous sachiez les raisons et les mécanismes de cette décision. Le fait d’avoir ressenti « l’obligation » de mettre fin à cette fantastique aventure n’enlève rien de tout ce qu’elle m’a apporté. Elle n’enlève rien aux rencontres incroyables que j’ai pu faire, aux moments d’échanges et de partages que j’ai vécu, aux joies simples de permettre à d’autres de partager leur connaissance et de mesurer comment la richesse nait de la diversité.

Et pour tout cela, je ne vous remercierais jamais assez…

 

Photos d’entête CC:BY-NC-SA 4 / Voile-RC

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Projets Vie Numérique

Ma nouvelle vie numérique

Ça a été un déchirement total. Et une vraie délivrance aussi.

Lorsque j’ai mis fin, le 13 mai, au résultat de 8 années de travail intense j’étais dévasté de tourner définitivement cette page de ma vie.
Mais j’étais heureux aussi. Heureux d’avoir eu l’honnêteté et le courage de stopper l’acharnement thérapeutique et de pouvoir – enfin – passer à autre chose.

Les quelques jours qui ont suivi, j’ai fébrilement démonté tout ce qui devait l’être, détruit des serveurs, purgé des disques, résilié des contrats, mis fin à des abonnements, cloturé des comptes, fermé des adresses email, transféré des pages Facebook et des comptes Twitter. J’ai aussi reçu plusieurs centaines de mails de soutien, de tristesse, de reproches, de haine ou d’étonnement et, bizarrement, cela m’a fait un bien fou. C’est difficile de décider de changer de direction. Mais une fois que cette décision est prise et que le point final a été écrit, un nouveau monde des possibles s’ouvre. Une nouvelle vie commence. Et la mienne, de nouvelle vie, a commencé quand j’ai détruit le dernier serveur de la plateforme Medialisme.

Le titre de ce billet peut être trompeur. Je suis de ceux dont la vie numérique est intimement mêlée à la vie tout court. Cette nouvelle vie numérique que j’entame est à la fois la conséquence et la cause d’un vrai changement de rythme de vie : ne plus passer de temps sur la plateforme Medialisme c’est aussi me donner plus de temps pour profiter de ma famille et de mes proches. Pour approfondir certaines idées et envies. Pour développer des projets personnels… Bref pour tout ce que j’avais partiellement mis entre parenthèses au cours de ces dernières années !

Cette nouvelle vie numérique je la partagerais avec ceux qui le souhaitent par l’intermédiaire d’un Journal de Bord — le site sur lequel vous lisez ces quelques lignes.

Petit détail qui a une vraie importance, ce Journal de Bord n’est pas physiquement hébergé en France. C’est le premier pas dans la réappropriation de ma vie numérique, le premier signe tangible que beaucoup de choses ont changé pour moi, ce 13 mai 2015.

Bienvenue à vous !